Jacob et Ita-Rosa (originaires de Pologne) Halaunbrenner vivent en Autriche, où leur fils aîné, Léon, est né en 1929. La famille émigre ensuite à Paris et quatre autres enfants viennent au monde : Alexandre (1931), Mina (1935), Claudine (1939) et Monique (1941).
Mina, 8 ans, née le 25 juin 1935 et Claudine, 5 ans, née le 2 avril 1939, sont toutes deux nées à Paris 4e. Filles de Jacob et Ita Haunbrenner.
La famille Halaunbrenner avait été internée au camp de Rivesaltes du 4 au 23 novembre 1942 puis transférée au camp de Gurs.
Après diverses arrestation, Ita-Rosa se retrouve seule avec quatre enfants restants. Le coeur brisé, mais réconfortée par l’idée qu’ils seront en sûreté, au chaud et bien nourris, elle confie Mina, huit ans et Claudine, cinq ans, aux membres de l’OSE qui conduisent les filles à la maison d’enfants d’Izieu.

Elle garda avec elle sa petite Monique, née le 5 décembre 1941 à Paris et son fils Alexandre. Mina et Claudine furent déportées deux mois et demi après la plupart de leurs camarades d’Izieu. Elles partirent pour Auschwitz par le convoi n° 76 du 30 juin 1944.
Ita Halaunbrenner fut avec Fortunée Benguigui une des deux « mères d’Izieu » dont les actions courageuses aux côtés de Beate Klarsfeld ont conduit à l’arrestation de Klaus Barbie. Ita-Rosa Halaunbrenner participera au combat mené pour faire traduire en justice en France, Klaus Barbie, dirigeant de la Gestapo de Lyon, et témoignera devant la cour.
En 1986, Liora Halaunbrenner, petite-fille d’Ita-Rosa, soumettra des Feuilles de témoignage à Yad Vashem en mémoire de Mina et de Claudine, de leur père Jacob et de leur frère Léon.

