Hans Ament, 10 ans, né en Autriche. Hans Ament, dix ans, était l’un des enfants de la maison d’enfants d’Izieu.
Ses parents sont Max Ament, né en Pologne, et sa femme Ernestina, originaire de Hongrie. Ils vivaient à Vienne avec leurs fils Alfred (né en 1928) et Hans (né en 1934). En 1939, la famille partit pour la Belgique, avec l’intention d’émigrer aux Etats-Unis.

En mars 1943, Max est déporté de Drancy et assassiné à Sobibor ou à Majdanek. Ce même mois, Ernestina est admise dans un sanatorium pour les malades atteints de tuberculose, à quelques dizaines de kilomètres de la maison d’enfants d’Izieu où son petit garçon, Hans, avait été conduit. L’OSE fit passer, clandestinement, en Suisse, son fils aîné Alfred, alors âgé de seize ans.

Dans une lettre envoyée d’Izieu par Hans, dix ans, à sa mère au sanatorium, il écrivit :
« Quant il y avait beaucoup de neige ici, on allait faire de la luge sur des pentes. On s’amusait très bien. Ecris à Freddy de ne pas m’écrire en allemend. A la colonie, il y a un beau chian qu’on appelle Tomi. L’école est dans la maison. Il y a une maîtresse exprès pour faire l’école. Elle nous apprend bien »
« 100 000 000 gros baisers de votre fils qui pense à vous sans cesse. »
Hans fut arrêté avec les autres enfants de la maison d’Izieu et déporté le 30 mai 1944 de Drancy à Auschwitz, où il fut assassiné. Sa mère Ernestina mourut au sanatorium en août 1944. Son frère Alfred émigra aux Etats-Unis après la guerre. En 1986, Alfred Ament soumit des Feuilles de témoignage à Yad Vashem en mémoire de son père, Max et de son frère, Hans.
