Pendant que le public s’installe (20 mn avant)

Chaque artiste est à sa place en train d’œuvrer à son travail dans l’usine de papier.

Dès l’introduction musicale, les élèves arrêtent de travailler et restent comme figés, les yeux dans le vide pour se lever et s’orienter face public mais en gardant les îlots correspondant à leurs différents postes. Les ouvriers chantent toute la chanson face public avec les intentions correspondant aux paroles. Dès que les paroles sont terminées, les ouvriers s’assoient le regard dans le vide. Dès que Marianne parle, les ouvriers reprennent le travail comme au début du chant.

Marianne est debout côté cour et s’adresse au public. Côté jardin, Joseph a son épaule contre le fenêtre et regarde le ciel et Etienne est à son bureau en train de faire des calculs, des graphiques …

Les ouvriers continuent à travailler. A la fin de la chanson, Joseph sort, les ouvriers deviennent de véritables statues dès que Marianne parle. Lorsqu’elle a terminé, on entend Joseph venant de loin de l’extérieur de l’amphi en criant « Etienne » – A ce signal, le chœur s’anime à nouveau et dirige le regard vers la porte d’entrée. Joseph ouvre la porte et arrive essoufflé sur la scène. Après un silence, puisqu’il reprend son souffle, il crie à Etienne : « Etienne J’ai trouvé ! »

Le chœur se lève et occupe l’ensemble de la scène.
(Proposition de mise en espace)
A la fin de la chanson, les ouvriers retirent les cubes pour les mettre en fond de scène pour constituer un muret (ce sera la nacelle du deuxième tableau. Le plateau se vide de ses personnages.

La foule envahit la scène en discutant (Il serait intéressant d’avoir des élèves qui jouent des percussions). Sur les visages différentes expressions sont traversées. A « l’étrange objet va décoller » toute la foule se resserre pour essayer de voir l’endroit ou se trouve l’étrange objet (on peut le montrer du doigt). Sur le même passage, que se passe t il, qu’est ce que c’est produire un grand soupir général et synchronisé mélangé de peur, de stupéfaction, d’émerveillement (…). Dans un premier temps, la foule a quelques difficultés pour se remettre de ses émotions mais un sentiment général prend le dessus. Sur « Un ballon s’est envolé », la foule se tourne très fier d’un coup face au public. Sur « Quelle merveille, quelle beauté », les gens commence à danser. Sur la dernière onomatopées, on fige comme des statues.

NOIR – LE RIDEAU SE FERMME OU LA LUMIERE S’ETEIND

Personnage type La Castafiore dans une caricature d’opéra devant le rideau. Un costume farfelu et ridicule serait le bienvenu. Le personnage racle la gorge, se prend la température, fait reprendre le pianiste qui commence l’introduction, souri presque gêné au public qu’il méprise … Pendant les passages musicaux du chant, le personnage fait des manières très marquées, s’impatiente du passage trop long du pianiste (la vedette n’est pas le pianiste mais lui). A la fin du chant le personnage sourit pensant être ovationné par le public lorsque tout à coup on entend Marianne en voix off, Le personnage redevient méprisant et s’en va.

Les personnages dès l’air de La Castafiore étaient cachés derrière le muret. Dès l’introduction, les trois personnages apparaissent très progressivement et très timidement. On ne voit que leur tête : Lorsque le canard chante, les deux autres le regarde d’un geste rapide et synchronisé. Même chose lorsque l’on passe au second personnage puis au troisième. Comme indication expressive
Le canard : un peu paniqué, très expressif.
Le coq : fier, prétentieux, mais facilement effrayé.
Le mouton : calme et naïf, qui ne comprend rien à ce qui se passe.
On voit leur expression respective lorsqu’ils sont face au public.
A « Nous nous sommes retrouvés », épaule contre épaule, les trois animaux s’élèvent lentement, presqu’en apesanteur en gardant leur trois expressions. Leur élévation se fait avec beaucoup de fluidité sans ligne droite comme s’il était dans les airs.
A « Nous avons atterris quelques minutes plus tard », chute avec les bras en l’air dans un mouvement plus rapide (attention les pieds restent ancrés au sol).
A « écrasé le canard » image fixe.
A « Le coq a eu le bec à moitié cassé » ils sortent de la nacelle.
A « maudite nacelle » Ils sont en colère en s’adressant à la nacelle
A « O guet » regardent le public en colère.
A « Alors la foule s’est précipitée », le chœur entre en scène en muet en acclamant les trois animaux, eux deviennent très fiers mais en gardant leur expression initiale.
Au chiffre F de la partition, les personnage avance à tour de rôle d’un pas pour chanter leur phrase en gardant toujours l’expression initiale.
« Gloire à la Montgolfière » chanté par tout le monde dans un élan de joie en portant en triomphe les trois animaux.

La foule assiste en fond de scène à l’échange royal avec beaucoup de fierté et de satisfaction.
Au départ du chant, le chœur dans les refrais est très affirmé avec une posture droite. Pour les récitatifs, il faut faire revenir le personnage d’opéra pour : « Dit Pilâte de Rozier », « Plaide la Marquis d’Arlandes », « Ajoute Pilâte de Rozier »
Sur le dernier refrain, haussement d’épaules sur le soupir avec sur « Oui » une image fixe de foule avec un regard très surpris.

“La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée.”

~Platon