Malala Yousafzai grandit dans la vallée de Swat, au Pakistan, où son père dirige une école. Très jeune, elle comprend l’importance de l’éducation, notamment pour les filles.

En 2007, les talibans prennent progressivement le contrôle de sa région. Ils imposent des règles strictes : interdiction pour les filles d’aller à l’école, destruction d’établissements scolaires, contrôle de la vie quotidienne.

Son engagement : le droit à l’éducation

À seulement 11 ans, Malala commence à écrire anonymement pour la BBC. Elle y raconte ce que signifie vivre sous cette oppression :

  • la peur quotidienne ;
  • la fermeture des écoles ;
  • l’interdiction d’apprendre ;
  • le sentiment d’injustice.

Son engagement naît là : faire entendre une voix là où le silence est imposé.


Le basculement : l’attentat

En 2012, alors qu’elle a 15 ans, des talibans montent dans son bus scolaire et lui tirent dessus à bout portant. Voir vidéo https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/survivante-dun-attentat-et-prix-nobel-de-la-paix-en-2014-malala-yousafzai-a-celebre-son-mariage-cette-semaine-au-royaume-uni?urn=urn:rts:video:12637645

Cet événement marque un tournant :

  • son histoire devient mondiale ;
  • son combat dépasse le Pakistan ;
  • elle devient un symbole international.

L’attentat montre une chose essentielle pour vos élèves : ce qui était considéré comme banal — aller à l’école — était devenu un acte dangereux.


Après l’attentat : transformer la violence en action

Après sa guérison, Malala aurait pu se taire. Elle choisit l’inverse.

Elle fonde le Malala Fund, une organisation qui lutte pour : voir https://malala.org/

  • l’accès des filles à l’éducation ;
  • l’égalité scolaire ;
  • la défense des adolescentes privées d’école ;
  • le financement de projets éducatifs dans plusieurs pays.

Son engagement concerne aujourd’hui :

  • l’Afghanistan ;
  • le Nigeria ;
  • la Syrie ;
  • le Pakistan ;
  • l’Inde ;
  • l’Éthiopie.

Pourquoi elle est importante dans votre projet

Avec Malala, les élèves peuvent réfléchir à plusieurs questions :

  • Pourquoi certains régimes ont-ils peur de l’éducation ?
  • En quoi apprendre rend-il libre ?
  • Pourquoi l’école peut-elle être un lieu de résistance ?
  • Que risquerions-nous pour défendre notre droit d’apprendre ?

Elle est particulièrement intéressante car elle fait écho aux jeunes Afghanes que vous voulez intégrer au projet :

Malala représente une voix connue ; les jeunes Afghanes clandestines représentent les voix anonymes d’aujourd’hui.

Le dialogue entre les deux est très fort artistiquement.


Pistes artistiques avec Sonia Wieder-Atherton

Pour la scène :

  • lecture de son journal intime comme une voix intérieure ; https://www.bbc.com/urdu/articles/cjrg2q7w32eo la langue officielle du Pakistan est le Ourdou (pour google traduction) rechercher voir aussi https://www.dan23.com/sujet/projets/malala/ Le blog original a été publié sur BBC Urdu, en janvier 2009, alors que Malala avait 11 ans et écrivait anonymement pour raconter la vie sous le contrôle des talibans dans la vallée de Swat. Quelques extraits particulièrement forts à exploiter avec les élèves :
    “I had a terrible dream yesterday…”
    (son premier billet, où apparaissent déjà la peur et la guerre)
    On y trouve :
    la peur d’aller à l’école ;
    l’interdiction faite aux filles d’étudier ;
    la disparition progressive de la vie ordinaire ;
    la violence qui entre dans l’enfance.
    Pour votre projet, je vous conseille surtout les entrées 1, 4, 7 et 10, car elles montrent une progression dramatique très forte :
    Entrée 1 : la peur.
    Entrée 4 : l’école devient fragile.
    Entrée 7 : la fermeture.
    Entrée 10 : l’exil et la perte.
    C’est une matière artistique très puissante : on entend une enfant avant qu’elle devienne un symbole.
    Et c’est précisément cela qui peut faire écho à Izieu :
    non pas l’héroïne connue, mais la voix fragile d’une enfant confrontée à l’Histoire.
  • bruit d’un bus scolaire comme paysage sonore ;
  • silence brutal au moment de l’attentat ;
  • reprise progressive de la voix accompagnée du violoncelle ;
  • superposition avec les témoignages de jeunes Afghanes d’aujourd’hui.

C’est un parcours très puissant car il permet de faire sentir que la résistance commence parfois simplement par le fait d’ouvrir un livre.

RETOURS EN PHOTOS ET VIDÉOS

“La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée.”

~Platon